journée mondiale de lutte contre le travail des enfants : Le SNEC a fait un témoignage sur ses activités

mardi 14 juin 2016
par leche
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Le travail des enfants reste un problème des plus préoccupants, tant par le nombre de ces tout petits concernés que par la gravité des abus et des risques auxquels ils sont exposés. Le SNEC a fait un témoignage sur les activités qu’il est en train de mener dans le cadre de l’approche zone et au niveau du cercle de Bougouni , Niono, Macina

Le travail des enfants reste un problème des plus préoccupants, tant par le nombre de ces tout petits concernés que par la gravité des abus et des risques auxquels ils sont exposés. Le SNEC a fait un témoignage sur les activités qu’il est en train de mener dans le cadre de l’approche zone et au niveau du cercle de Bougouni , Niono, Macina Le SNEC s’est surtout focalisé sur le travail des clubs anti-travail d’enfants, les comités de veilles et les associations des mères d’élèves Aujourd’hui les clubs font un travail remarquable dans le cadre du retrait et de la réinsertion des enfants travailleurs En effet avec un programme qui n’a débuté qu’en novembre 2016, les points focaux du SNEC sont déjà à 78 enfants retirés et réintégrés La table ronde organisée par Cellule Nationale de lutte contre le travail des enfants avec l’apport financier de la direction nationale du travail dans la salle fodé kouyaté du CICIB le 13 juin 2016 L’enfance est une période de la vie qui doit être consacrée, non pas à travailler, mais à s’éduquer et à se former. Hélas, le phénomène d’enfants travailleurs est devenu une fatalité dans notre pays et les voies pour l’élimination de ce phénomène semblent inexistantes. Les causes du travail des enfants sont profondes. Un premier aspect, c’est la pauvreté des familles. En effet, une grande partie des populations maliennes sont d’origine rurale. Et, la pluviométrie chaque année est de plus en plus pauvre, les récoltes sont très souvent incertaines pour nombre de familles rurales. Conséquences : nombre de jeunes et particulièrement les enfants, envahissent les villes et les grands centres dans le but de venir au secours de leurs familles. Les déficiences des systèmes éducatifs constituent aussi d’autres causes directes envoyant les enfants dans les rues. Et dans ces rues, il n’y a que deux choix : ou l’enfant se convertit rapidement en délinquant, ou en travailleur. Aucun pays, des plus développés au moins avancés, n’échappe à ce phénomène. La législation sociale envisagée par le Bureau international du travail reste malheureusement, peu connue de l’opinion publique. Certes en adoptant en 1959 la déclaration relative aux droits de l’enfant, les Nations Unies ont reconnu que l’humanité doit à l’enfant le meilleur de ce qu’elle peut lui donner, mais des paroles aux actes, il y a toujours une distance. L’Organisation internationale du travail (O.I.T.) ne s’oppose pas à toutes les formes de travail des enfants comme la participation des enfants à des tâches simples ou a une entreprise familiale permettant le transfert de qualifications utiles d’une génération à l’autre facilitant l’intégration sociale des plus jeunes. L’O.I.T. cependant s’oppose au travail effectué par les enfants comme salariés ou travailleurs indépendants, lorsque ce travail est devenu une nécessité de tous les jours, lorsqu’il expose l’enfant à des risques sur le plan de sa sécurité ou de sa santé ou lorsqu’il peut porter atteinte à la moralité des enfants ou à leur dignité. Les petits travailleurs d’Afrique Officiellement, il n’y a pas d’enfants au travail dans le secteur structuré à part dans les plantations. Ce qui favorise indirectement l’exploitation du travail des enfants. En milieu rural, le travail des enfants est généralement caractérisé par la dureté des conditions de ce travail d’autant plus qu’il est erroné. Même si cela est fréquent de confondre travail en milieu rural et travail en famille. Exemple : avec un puits de 40 m de profondeur et un récipient moyen de 30 litres, l’enfant doit faire 27 kilomètres aller-retour pour abreuver un troupeau de 200 chameaux. Un des premiers effets de cette pénibilité du travail est que l’enfant est irrésistiblement attiré par la vie en ville. Le secteur non structuré urbain revêt quatre formes essentielles : les petits métiers (moins de 10% de moins de 15 ans) les enfants domestiques (des filles à plus de 90%), les travaux domestiques familiaux et enfin les mendiants. Sans oublier l’apprentissage qui, notamment par la relation entre l’employeur et la famille peut favoriser la protection de l’enfant et se révéler tout autant un processus de socialisation que de transfert de savoir-faire. Petits travailleurs dans les pays industrialisés Dans les pays dits développés, le travail des enfants est devenu un phénomène relatives marginalisé. Mais, il n’a jamais complètement disparu et connaît d’ailleurs une recrudescence avec la récession économique. Ainsi, les pays de l’Europe méditerranéenne sont parmi les plus affectés. En Italie par exemple, plusieurs dizaines de milliers d’enfants travaillent dans l’industrie de cuir et de la chaussure, mais aussi dans l’agriculture et certains services. Au Portugal, on signale des cas de fillettes travaillant dan des ateliers de confection ou accomplissant de travaux industriels à domicile. Aux Etats-Unis, environ 28% des enfants de 15 ans et 51% des 16-17 ans sont employés à un certaine moment de l’année. Chose bizarre, parmi ceux qui travaillent, on compte plus d’enfants de familles à revenus élevés que d’enfants de familles pauvres. On constate par ailleurs, depuis quelques années, une utilisation de plus en plus fréquente et massive des enfants dans des activités touchant le spectacle, la publicité et autre métiers du show business ou les risques d’abus sont réels. Les parents attirés par l’appât du gain sont d’ailleurs constamment à la recherche de nouveaux contrats. Même si, bien souvent, le jour et l’heure des prestations fixés par l’agence ne tiennent pas compte des obligations scolaires. Le constat est unanime, les enfants sont aujourd’hui les victimes innocentes de la difficile conjoncture économique actuelle. Et les principales victimes que sont les acteurs (les pauvres et les analphabètes) doivent bénéficier de toutes les aides afin de sortir des dures conditions de vie et de travail qui sont les leurs. Moustapha Guitteye


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