LE SNEC FORME SES JEUNES MILITANTS

mercredi 1er juin 2016
par ibrahima
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La formation est l’une de fonction d’un syndicat responsable et le SNEC s’y attache fermement.

Du onze au 15 mai 2016, le SNEC selon le programme établi a formé une soixantaine de militants en pouce dans deux banlieues de Bamako. C’était avec l’appui de la coopération du Syndicat National des Enseignements du Second degré de la France (SNES).

Le projet de cette formation avait été initié à Ouagadougou. Il s’agissait de dénicher des jeune adhérents et sympathisants du SNEC et de les doter des éléments nécessaires et indispensables pour devenir des militants et des leaders syndicaux. Une première évaluation sommaire a été faite par le partenaire venu à cet effet. Cette évaluation est le suivant

A l’issue de la première journée, de formation expresse des 5 militants, j’étais enthousiaste. Les deux ateliers dex de jours chacun Sangarébougou et Kalaban coro qui ont suivi ont un peu tempéré cette impression.

Pour commencer, un petit bilan de la prestation de chaque formateur.

- Sadio Dolo et Diawara Makan

Tous deux ont une bonne connaissance du syndicat et de ses activités, mais tous deux ont une tendance à imposer leur point de vue, à se montrer raides. J’ai eu des échos de participants qui ont mal ressenti cette posture.

- Natié Zerbo Elle a semblé manifestement dépassée par la responsabilité. Elle manque d’initiative et de connaissance du syndicat, et il semble que le travail de synthèse soit trop délicat. Je crains qu’elle ne puisse apporter suffisamment dans une équipe de formateurs.
- Ousmane Traoré

C’est lui qui s’est montré le plus posé et le plus constant. Il a déjà une bonne connaissance du syndicat. Il faudrait qu’il corrige une petite tendance à ne pas tenir suffisamment compte des interventions des participants, ce qui lui a été reproché par une participante, de manière un peu abrupte.

-  Cumba Traoré

Elle n’a vraiment pas montré un grand intérêt pour la tâche, passant beaucoup de temps dans son téléphone ou sur Facebook sur son ordinateur.

Sinon, de mon point de vue, les deux ateliers ont été très intéressants. Encore faut-il recouper cette impression par celle des participants, c’est pour cette raison que j’ai adressé un message à Diallo. Il faut vraiment éplucher ces petits papier avec soin, sans écarter les éventuelles critiques négatives.

C’est un peu dommage que Guitteye et Diallo n’aient été présent qu’une petite partie du temps. La plupart du temps, ils vaquaient à des occupations d’organisation et administration, ce que l’on peut certes comprendre dans une certaine mesure. Mais pour effectuer un bilan précis des 4jours d’atelier, il leur manque des éléments.

Je ne sais pas si les formateurs ont pris des notes. Je n’y avais pas pensé avant, je le leur ai dit à un moment donné, je ne sais pas s’ils l’ont fait. Ce serait très enrichissant d’essayer, sans délai, de noter les questions qui ont été posées pendant ces quatre jours.

Je pense qu’il faudrait que tu organises, avec Diallo et Guitteye, une réunion de bilan avec les 5 formateurs. En leur demandant peut-être au préalable d’écrire, chacun de leur côté, leur propre bilan, de la façon la plus détaillée possible.

Quelques participants m’ont fait par de leur satisfaction quant à la grande liberté de parole. Il va falloir voir précisément ce point dans les évaluations. Il faut prendre garde à certaines habitudes qu’ont les militants expérimentés, de plaquer leurs connaissances, certes intéressantes dans l’absolu, sans que cela ne réponde à une demande des participants. En outre, il est arrivé que Diallo (sans vouloir le stigmatiser !) réponde par la langue de bois. Je crois qu’il ne faut pas avoir peur d’aborder les questions qui fâchent comme : « au SNEC il n’y a que des vieux », ou « le SNEC ne fait jamais grève ».

Je poursuis ce débriefing pèle mêle. Je crois qu’il faudrait assez rapidement échanger posément avec les Secrétaire Généraux des deux subdivisions où les ateliers ont été organisés, pour leur demander les retours qu’ils ont eus, leurs demandes. Il faudrait essayer, sans tarder, de donner des suites, même modestes, à ce travail. Solliciter les participants, ou bien ceux qui se sont montrés les plus motivés, pour leur demander de distribuer un dépliant, ou une autre tâche.

J’ai trouvé que les questionnements et les débats étaient de très bonne qualité, dans les deux ateliers. Il y a là matière, si vous y consacrez du temps, à réaliser de belles choses.

J’ai noté la nécessité d’outiller les militants par des notes précises sur certains points : comment fonctionnent les carrières et les commissions paritaires ? Où en est le processus d’intégration des enseignants communautaires ? Et sans doute d’autres encore.

J’ai été frappé de constater l’ignorance quasi-complète, dans les deux ateliers, des commissions paritaires. Comment cela se fait-il ? C’est un peu étrange, car normalement un enseignant doit percevoir clairement l’intérêt de ce genre de commission.

Voilà pour ces quelques réflexions, j’espère qu’elles te seront utiles, et cela m’intéresse beaucoup d’avoir ton appréciation, ainsi que les suites de ces ateliers.

Bon courage à toi et à l’équipe, à la prochaine !

La remarque les plus pertinentes seront prises en compte pour l’amélioration des prochaines étapes. Les cinq jeunes ont été formes en n jours. ils sont en devenir. ils feront leur auto-évaluation et intégreront les observation au courts d’une séance de travail.


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