Point de presse du SG du SNEC

lundi 14 mars 2016
par ibrahima
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Introduction :Le présent point de presse s’articule autour de vraies préoccupations des hommes, des femmes de l’éducation sur le système éducatif malien

Introduction :Le présent point de presse s’articule autour de vraies préoccupations des hommes, des femmes de l’éducation et de la culture en particulier et du peuple malien en général.

Notre Syndicat s’est toujours battu pour la cause de l’école et de la culture et des intérêts matériels et moraux de ses militants.

L’histoire de notre syndicat est liée à la volonté des enseignants de placer l’Éducation dans son contexte noble de revendication : celui de la quête de meilleures conditions de travail des enseignants ; avec pour vision : la promotion et le développement des valeurs d’unité, de solidarité, d’action dans tous leurs aspects.

Le Syndicat National de l’Éducation et de la Culture (SNEC), fidèle à sa mission de défense de l’école et de la culture, a toujours apporté sa contribution au système conformément à ses principes et valeurs. Ce point de presse s’articule autour des points suivants : LE SYSTEME EDUCATIF ,- LA PLATE FORME REVENDICATIVE ;LES PERSPECTIVES

– LE SYSTEME EDUCATIF

Nul n’ignore l’organisation du système éducatif malien qui reste encore très inégalitaire. L’accès à l’éducation primaire et secondaire est limité et inéquitable pour les populations rurales et périurbaines. Ainsi 53,9% des enfants sont scolarisés. Dans certaines régions, ces taux ne dépassent pas 25%. Une autre lacune du système éducatif malien : sa faible efficacité en raison des redoublements et des abandons, du nombre insuffisant d’enseignants et d’infrastructures.

Une des contraintes soulevées dans le diagnostic du système éducatif malien est l’insuffisante qualité de la formation des enseignants. Pour pallier à cette contrainte le SNEC attire l’attention des uns et des autres sur les carrières : la gestion et l’administration des enseignants ; l’amélioration/adaptation de la formation des enseignants ; et la résorption des disparités en matière d’encadrement pédagogique. Ces recommandations doivent être traduites en actions.

Quelles sont les insuffisances constatées dans le système scolaire Malien ?

Les insuffisances constatées dans le système scolaire malien sont entre autres : 2-Abaissement du niveau des qualifications

Processus par lequel les enseignants bien qualifiés et bien formés sont remplacés par des enseignants moins qualifiés ou dépourvus de qualifications, moins bien formés ou ayant suivi une formation minimale, ou encore sans aucune formation, ce qui entraîne un abaissement des normes éducatives et de la condition enseignante.

Cette inquiétude a fait l’objet d’un débat au SNEC où nous avons identifié les maux qui minent notre système et définis l’ enseignant efficace .

-  Insuffisance du personnel enseignant ;

-  Insuffisance des infrastructures scolaires ;

-  Insuffisance de la volonté politique ;

-  Inachèvement des innovations pédagogiques ;

-  Insuffisance d’enseignants qualifiés ;

-  Insuffisance de formation continue des enseignants ;

-  Insuffisance de suivi pédagogique ;

-  Insuffisance de matériels didactiques ;

-  Manque de récupération des déperditions scolaires par un système d’apprentissage de métier ;

-  Inadéquation entre formation et emploi ;

-  Les grands effectifs ;

-  Faible rémunération et retard dans le payement des salaires :

-  Manque d’Évaluation (ou évaluation/examen de la performance) ;

-  Méthode par laquelle la performance d’un enseignant est évaluée, dans le cadre de l’évaluation de l’efficacité de l’enseignement ou de l’orientation et de la gestion de la carrière.

Nous sommes convaincus au SNEC que la solution de l’éducation au Mali passe obligatoirement par des Bonnes pratiques pour la qualité de l’ éducation. Donc directeurs, professeurs et familles doivent mettre toute leur énergie et leur volonté pour réussir à ce que les enfants obtiennent un niveau d’enseignement et des diplômes qui leur ouvriront les portes d’un avenir meilleur.

Un corps enseignant bien qualifié, bien soutenu et correctement rémunéré, fortement motivé et travaillant dans un environnement d’enseignement et d’apprentissage stimulant constitue l’élément le plus important de tout système éducatif. La condition des enseignants et l’estime que le public porte à la profession enseignante sont des facteurs essentiels pour la mise en œuvre d’une éducation de qualité.

Comme le soulignent les normes internationales adoptées dès les années soixante l’enseignement est une profession qui exige des connaissances et des compétences spécialisées, acquises et entretenues par une éducation et une formation rigoureuses et permanentes, et un sens de la responsabilité individuelle et collective en ce qui concerne l’éducation et le bien-être des apprenants.

Les enseignants qui bénéficient d’ une gestion des ressources humaines et de politiques en la matière équitables et éclairées enseignent mieux et restent plus longtemps dans la profession, ce qui réduit le taux de renouvellement du personnel et les coûts et problèmes connexes pour les gestionnaires de l’éducation.

Aussi faut-il ajouter à ces recommandations celles de : L’emploi et le recrutement, le soutien, la rétention, la formation

et l’Environnement de travail : Conditions de l’enseignement et de l’apprentissage

 1. L’environnement de travail dans lequel les enseignants exercent leurs activités est un élément très important pour ce qui est de leur capacité d’assumer leurs fonctions professionnelles avec efficacité, d’éprouver de la satisfaction au travail et de faire en sorte d’obtenir les meilleurs résultats possibles en matière d’enseignement et d’apprentissage.

 Lorsqu’on établit, réforme ou met en œuvre des politiques et des pratiques appropriées relatives à l’environnement de l’enseignement et de l’apprentissage, il est judicieux d’examiner la configuration de l’environnement de travail en répondant aux questions suivantes :

 Quel est le profil des différents établissements scolaires ou lieux d’apprentissage dans le système éducatif ?

a) taille de l’établissement (nombre d’élèves niveau d’éducation emplacement de l’établissement : urbain, rural ou zone défavorisée classes à plusieurs niveaux et autres facteurs comme le doublage ; présence d’enseignants et d’assistants pédagogiques qualifiés et spécialisés ; besoins spéciaux de tels ou tels élèves et nombre d’élèves ayant des besoins spéciaux.

b) Quels sont les aspects semblables et dissemblables dans les profils des élèves qu’il faudra prendre en compte ?

c) Quels sont les facteurs socio-économiques qui auront une incidence sur la politique et la pratique ? la durée du travail et la charge de travail ; les effectifs des classes et les ratios enseignant-élèves ; la santé et la sécurité ; le VIH et le sida ; les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les établissements scolaire. l’Éducation et formation initiales et complémentaires des enseignants.

4- la formation des enseignants. Processus par lequel les enseignants poursuivent leurs études ou leur formation ou améliorent leurs connaissances, compétences et pratiques professionnelles en cours d’emploi.

Le SNEC pense :

1. Il est essentiel pour le bon fonctionnement des systèmes éducatifs d’avoir des enseignants et du personnel administratif motivés et qualifiés. Une formation efficace des enseignants est un élément jugé de plus en plus important pour réaliser les objectifs internationaux en matière d’inscriptions scolaires, de qualité de l’éducation et de développement de tous les domaines du secteur de l’éducation, en particulier l’éducation pré et post-primaire.

Outre l’éducation et la formation initiales, il ressort nettement des éléments d’information disponibles que le perfectionnement professionnel des enseignants est un facteur capital de la réforme de l’enseignement.

2. La Recommandation OIT/UNESCO de 1966 concernant la condition du personnel enseignant dit ceci : En fixant la politique d’accès à la formation des futurs enseignants, on devrait se régler sur le besoin de doter la société d’un nombre suffisant d’enseignants possédant les qualités morales, intellectuelles et physiques nécessaires, ainsi que les connaissances et la compétence voulues (1966, paragr. 11, appendice 1).

2. Si l’on veut que l’enseignement soit bien considéré et de grande qualité, adaptable aux besoins de tous les apprenants, il faut que l’éducation et la formation des enseignants tiennent compte des nécessités suivantes :

- des connaissances approfondies et spécialisées dans une ou plusieurs matières ou domaines d’enseignement en fonction des responsabilités des compétences spécialisées en tant qu’éducateurs pour développer au maximum la capacité d’apprentissage

le sens des responsabilités personnelles et collectives s’agissant de l’apprentissage et du bien-être des élèves ;

la volonté d’engager une réflexion individuelle sur les pratiques pédagogiques, le perfectionnement professionnel et l’apprentissage tout au long de la carrière, avec le soutien des autorités compétentes.

III- LA PLATE FORME REVENDICATIVE ;

Notre plateforme s’articule autour des points suivants : A- Emploi – recrutement (8/14pts au total).

1) L’intégration immédiate et définitive de tous les enseignants des écoles communautaires, classiques et medersa dans la fonction publique des collectivités.

2) L’intégration totale des enseignants contractuels dans la fonction publique de l’état.

3) Le recrutement massif d’enseignants de qualité accompagné de mesures incitatives et attractives en faveur du personnel ;

4) L’adoption d’une convention collective propre aux enseignants des écoles privées classiques et Medersa sur la base de contrat en bonne et due forme ;

5) Le recrutement et la formation des professeurs de l’enseignement technique et professionnel ;

6) Dotation des services des Ministères de la jeunesse et des sports, de la culture et de l’artisanat en ressources humaines suffisantes et qualifiées ;

7) Le respect du contenu du cahier de charge pour la création des écoles privées ;

8) Régularisation de la situation administrative des 0100 et des 400 La régularisions de la situation administrative des enseignants inscrits sur le budget des collectivités :

B-Traitements - Incitations : (15/28pts)

1) Allouer des primes de documentation à tous les enseignants, aux personnels de la jeunesse et des sports, de la culture et de l’artisanat ;

2) L’octroi des primes de risques aux agents de l’éducation préscolaire et spéciale ;

3) L’allocation de crédit de fonctionnement consistant aux services déconcentrés de l’éducation, de la jeunesse et des sports, de la culture et de l’artisanat ;

4) Octroi des primes aux personnels non enseignant en service dans le secteur de l’éducation (secrétaires, renotypistes, chauffeurs, plantons, manœuvres, administrateur / technicien des arts et culture, action sociale agriculture, informaticien, aide comptable etc.) et leur équivalent de la jeunesse ;

5) Relecture de la loi 94-009 du 22 Mars 1994, relative à l’octroi des primes à certaines catégories de personnel de l’éducation (chefs de division des académies, DAE adjoints, DCAP adjoints) ;

6) La mise en œuvre par le gouvernement d’une politique incitative pour permettre le retour de l’élite ;

7) L’indexation du salaire des animatrices de la petite enfance (clos d’enfants) et des CED sur le salaire des agents de la catégorie D.

8) L’organisation des concours d’agrégation du secondaire dans les meilleurs délais au plus tard durant l’année scolaire (2015 – 2016) ;

9) Augmentation du Budget alloué au Ministère de la culture qui ne représente que (0 ,7%). Du budget National ;

10) Majorer l’indemnité d’animation des travailleurs des Ministères de la culture, de l’Artisanat et du tourisme ; des sports, de l’emploi de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne ;

11) Relecture de l’ordonnance N°2014-019/P-RM du 3 octobre 2014 modifiant la loi N°02-053 du 16 décembre 2002 portant statut général des fonctionnaires, cette relecture doit porter sur les aspects suivants :

a. Élever le nombre d’indices-plancher de la maîtrise pour le rapprocher de celui du master, et que l’écart des 2 diplômes soit en permanence un seul échelon, vu l’expérience des maîtrisards.

b. L’élévation du nombre d’indices-plancher de la maîtrise, est à répercuter sur les grades et échelons actuels atteints par chacun des maîtrisards (des plus anciens aux plus jeunes).

12) Fixer le même nombre d’indices-plancher pour le master professionnel et le master d’étude.

13) -Octroi à chaque enseignant d’une prime d’activités en comité pédagogique.

14) -L’établissement d’un plan de carrière incitatif en faveur du personnel enseignant et non enseignant de l’éducation, de la jeunesse.

15) Revoir à la hausse la subvention des enseignants des écoles communautaires.

C- Environnement de travail : (9/15pts)

Conditions de l’enseignement et de l’apprentissage

1) L’application stricte des textes juridiques sur le travail des enfants ;

2) Entreprendre toute action favorable à la protection de l’environnement, et au développement durable ;

3) L’évaluation du système éducatif pour pallier aux difficultés conformément à la loi d’orientation de l’éducation ;

4) Relire les textes régissant le conservatoire Balla Fasseke et du lycée Ben Oumar SY en les adaptant au système LMD ;

5) L’intervention auprès des instances appropriées pour labelliser et protéger les biens culturels de toute nature ;

6) La généralisation de la CA des Maitres :

7) La formation des enseignants à l’utilisation des TIC ;

8) La reprise de la biennale artistique et culturelle en commençant par les semaines régionales et communales ;

9) La création d’un cadre de concertation entre l’administration et le Syndicat dans les structures de la jeunesse, des sports, de la culture et de l’artisanat ;

D- Education et formation initiale et complémentaires des enseignants : (9/15pts)

1) La prise en charge totale du financement de l’éducation par le budget national ;

2) La création de jardins d’enfants publics dans toutes les écoles publiques du Mali (les régions du Mali) ;

3) La mise en œuvre d’une politique nationale pointue de recherche et l’allocation d’un budget conséquent y afférent ;

4) Le renforcement des capacités du corps enseignant de l’enseignement supérieur en vue de faciliter la mise en application du système LMD ;

5) L’ouverture de l’Institut Supérieur de l’Or, de la Bijouterie et de la joie rie de l’Ouest Africain (ISO) facteur de l’Intégration sous régionale et régionale ;

6) Création d’une école de formation des Professeurs de l’enseignement technique et professionnel ;

7) Création d’une école de formation des professeurs de l’enseignement secondaire normal (IFM) ;

8) Relecture du contenu du programme des IFM ;

9) Formation continue des agents de l’éducation et de la culture.

-LES PERSPECTIVES.

Actions de sensibilisation d’information pour avoir l’adhésion des militants et du peuple malien pour une forte mobilisation autour d’objectifs de notre combat. Rencontre avec les départements concernés par la plateforme revendicative. Recherche de solutions aux problèmes des travailleurs de l’éducation et de la culture.


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